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Jean-Pierre GUENGANT
est Directeur de Recherche et Représentant de l'IRD
au Burkina Faso. (Représentant de l'IRD au Niger de
1997 à 2003).
Il est l’auteur de « La démographie africaine
entre convergences et divergences » in L'Afrique face
à ses défis démographiques (KARTHALA,
AFD, CEPED) novembre 2007, et de « Niger : combien de
famines encore ? » Le Monde, 18 août 2005.
Il est co-auteurde :
- « Afrique : le grand rattrapage démographique
», le Monde, 16 décembre 2007;
- « Africa’s greatest challenge is to reduce fertility
» Financial Times, March 13, 2008;
- « Projections de la population du Niger de 2005 à
2050 : Un appel à l’action », 2005;
- «Nourrir, éduquer et soigner tous les Nigériens»,
2004;
- «Dynamique des populations, disponibilités
en terres et adaptation des régimes fonciers. Le Niger»,
2003.
Contact : direction@ird.bf
ou guengant@ird.bf
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Conférences
sur les défis de la démographie en Afrique et
au Niger animées par Jean-Pierre GUENGANT
le 14 et le 15 mai 2008 au CCFN
et à l’hôtel Terminus
A l’invitation du SCAC et de l’AFD et sous
le haut patronage de de son Excellence M. l’Ambassadeur de
France au Niger, M. Jean-Pierre GUENGANT, démographe,
représentant de l’IRD au Burkina Faso a animé
deux conférences suivies de débat sur les défis
de la démographie en Afrique et au Niger le 14 et le
15 mai 2008 au CCFN et à l’hôtel Terminus de
Niamey.
De nombreuses personnalités étaient présentes
à ces deux exposés, parmi lesquelles M. l’Ambassadeur
Chef de la Délégation de la Commission européenne
au Niger, M. l’Ambassadeur de France au Niger, le responsable
du SCAC, le Directeur de l’AFD, plusieurs responsables nationaux
et Représentants des organisations régionales
et internationales.
La 1ere conférence dont le thème est : «
La démographie africaine entre convergences et divergences»
s’est tenue le mercredi 14 mai 2008 au Centre Culturel Franco-Nigérien
Jean Rouch de Niamey. Le second exposé s’est tenu le
jeudi 15 mai 2008 dans la salle de conférence de l’hôtel
terminus et a eu pour thème : « Croissance démographique,
sécurité alimentaire, éducation et santé
pour tous. Quelles politiques ? Quels partenariats ».
Dans son 1er exposé, M. Guengant a souligné
le contexte actuel de crise alimentaire, de changement climatique,
de persistance de grandes endémies (VIH-Sida, paludisme,
tuberculose …) en Afrique subsaharienne en l’absence de toute
maîtrise de la croissance de sa population. En outre,
il a indiqué que le nombre de subsahariens est passé
de 180 millions en 1950 à 800 000 millions aujourd’hui.
Cette même population subsaharienne pourrait se situer
entre 1,5 et plus de 2 milliards en 2050 selon la rapidité
de la baisse de la fécondité qui n’est encore
que timidement amorcée en Afrique.
Dans le même registre, il a rappelé que le nombre
de Nigériens est passé de 2,2 millions en 1950
à 14 millions aujourd’hui, et il pourrait se situer
entre 35 et plus de 50 millions en 2050, dépendant
des actions qui seront mises en œuvre pour modérer
la croissance démographique.
Selon M. Guengant, la réduction de l’insécurité
alimentaire, l’éducation et la santé pour tous
dépendent en partie de l’évolution future des
structures par âge et de l’évolution de la population
totale.
Son exposé a suscité plusieurs questionnements
concernant principalement :
- l’importance des jeunes (2 subsahariens sur 3 ont moins
de 25 ans) ;
- les processus de réduction de la croissance démographique
en cours ;
- les types de politiques à mettre en œuvre ;
- les priorités à retenir.
A la fin de l’exposé, un débat a été
ouvert et organisé autour de toutes ces interrogations
soulevées par le conférencier.
Au cours de son second exposé, le conférencier
a notamment soutenu que toute tentative de mise en œuvre de
nouvelles politiques de population est susceptible d’apporter
une contribution essentielle à la réduction
de la pauvreté, de la malnutrition, des urgences obstétricales,
de la mortalité infantile ; ces mêmes politiques
pourraient également contribuer aux progrès
en vue de l’éducation pour tous. Cependant, il est
convaincu que les objectifs retenus en matière de population
n’ont de sens que s’ils sont cohérents avec, et intégrés
dans, les cadres stratégiques de réduction de
la pauvreté, comme dans les plans de santé,
et de sécurisation des produits en matière de
santé de la reproduction. Pour lui, il est fondamental
d’articuler ces diverses politiques entre elles, et de rechercher
toutes les interactions positives possibles entre les politiques
publiques sectorielles nationales, y compris les politiques
de population, et les politiques d’aide au développement.
Le débat qui a suivi cet exposé a essentiellement
porté sur les liens entre démographie et problèmes
de développement.
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