
Puits dans un quartier périphérique
de Niamey
Aïssata Boubacar Hassane

Utilisation des ordures ménagères
de la municipalité pour combler un bas-fond dans un
quartier périphérique de Niamey
Aïssata Boubacar Hassane
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Présentation
Le rapport 2003 du Programme
des Nations Unies pour l’Environnement sur les eaux souterraines
et leur vulnérabilité dresse un bilan inquiétant
de la situation de cette ressource naturelle à travers
le monde.
Au niveau de la ville de Niamey, la nécessité
de s’intéresser à la qualité des eaux
souterraines s’est imposée après le creusement
des cent vingt forages du PUN (Programme d’urgence de Niamey)
suite à la sécheresse des années 1980,
suivie d’un sévère étiage du fleuve Niger.
L’alimentation en eau de la ville de Niamey, tous besoins
confondus, est assurée à 88% par le fleuve Niger
et à 12% par les eaux souterraines (Bechler - Carmaux
et al., 1999). Le réseau d’adduction en eau potable,
totalement alimenté par le fleuve Niger, ne couvre
pas toute la ville et les populations ont recours aux eaux
de puits et de forages.
Reconnaissant l’importance des eaux souterraines pour la ville
de Niamey, plusieurs institutions de recherche (IRD, CERMES,
Université de Niamey, Ministère de l’Hydraulique,
CRDI-Canada, UNESCO/UNEP) se sont intéressées
à l’étude de leur qualité.
Ce présent projet de recherche a eu comme signal de
départ le programme exploratoire sur l’état
des eaux souterraines dans les villes de onze pays africains
(Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger,
Sénégal, Ghana, Ethiopie, Kenya, Afrique du
sud et Zambie) initié en 2000 par le PNUE et l’UNESCO.
(http : www.unep.org/groundwaterproject/)
Elle a pour but une meilleure connaissance du système
aquifère de la ville de Niamey, à travers l’étude
diagnostique des caractéristiques hydrodynamiques,
chimiques et microbiologiques. Les principaux objectifs visés
sont : (i) la détermination des sources et des transferts
de pollution dans le système aquifère par une
étude de la piézométrie et des caractéristiques
chimiques et microbiologiques ; (ii) l’établissement
d’une carte de vulnérabilité du système
aquifère en croisant risque potentiel ou réel
et protection naturelle de la ressource. Ces travaux doivent
aboutir à une modélisation du système
aquifère. Le modèle devra constituer un outil
de prévision des évolutions futures de la ressource
souterraine en quantité et en qualité; il pourra
être utilisé pour élaborer des stratégies
de gestion de l’espace urbain et des déchets de l’agglomération.
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