La période d'observations renforcées (EOP)

Objectifs

Le rôle de l’EOP est :
- de documenter continûment sur plusieurs cycles saisonniers les conditions de surface continentale et océanique, la dynamique atmosphérique, la chimie atmosphérique, les flux aux interfaces et le cycle de l'eau continental, des échelles convective à synoptique;
- d'étudier les effets mémoire d'une saison à l'autre qui dépendent fortement des conditions de surface continentale et océanique;
- de fournir un contexte "grande échelle" renforcé aux phases de mesures intensives des différentes SOP en renforçant durant deux à trois cycles saisonniers les réseaux d'observations opérationnels et les sites d'observations dédiés à la LOP, et en implémentant éventuellement d’autres sites.
L’EOP s'inscrit dans l'échelle régionale de l'Afrique de l'Ouest, avec une priorité au renforcement de transects méridiens et zonaux (échelle sous-régionale). Ainsi l'effort doit être porté :
- sur la fenêtre CATCH le long de la direction méridienne centrée sur 2.5°Est, en renforçant les sites existants et en étendant les mesures vers le Nord pour appréhender la zone de la dépression thermique saharienne et vers le Sud sur le golfe de Guinée, ceci pour suivre l'évolution complète en latitude du système de mousson sur l'ensemble de plusieurs cycles saisonniers;
- sur le transect méridien "écologique" situé vers 5°Ouest (Côte d'Ivoire - Mali);
- dans la direction zonale sur un transect localisé vers 12.5°N pour documenter l'évolution des systèmes convectifs de méso-échelle, des ondes d'Est et du Jet d'Est Africain, avec une extension possible sur l'océan au large de la côte africaine.

Stratégie

La stratégie expérimentale de l’EOP doit permettre de répondre à certains des objectifs scientifiques définis par discipline et d'appréhender les interactions en jeu (par exemple les interactions entre dynamique atmosphérique, précipitations, dynamique de la végétation, conditions de surface continentale, flux aux interfaces, contenu en eau des sols, au moment du déclenchement de la mousson et du démarrage de la saison des pluies, émissions et climatologie des espèces chimiques). Une priorité est donc de pouvoir rassembler sur un même site un ensemble de capteurs de nature différente permettant une synergie de mesures. Ceci ne sera possible que sur quelques sites qu'il faut définir en adéquation avec les objectifs scientifiques, les sites déjà établis dans les réseaux opérationnels et dans le cadre de la LOP, et les possibilités matérielles locales de renforcement. L’EOP doit donc se construire dans le cadre d'un réel partenariat avec les équipes et les personnels africains pour assurer le maintien en continu des mesures durant cette période, et doit démontrer l'utilité de l'apport de moyens renforcés de mesures afin de stimuler leur pérennisation au delà de 2006. Le tableau suivant résume les différents axes d’action.
 Du fait du caractère multi-échelle temporelles et spatiales de la Mousson Africaine, la stratégie du projet repose sur la mise en place d’observations multi-échelles, tant dans l’espace –du local au régional- que dans le temps.
contact
Serge JANICOT
Laboratoire de Météorologie Dynamique
Ecole Polytechnique
91128, Palaiseau Cedex (FRANCE)