La Composante Satellite (AMMASAT)

Objectifs

Sur l’Afrique de l’ouest et les régions adjacentes, on dispose de 20, voire 30 ans de données de satellites défilant et géostationnaires, en visible-IR et micro-ondes. Depuis plus de 10 ans les observations haute résolution radar et optique permettent en outre d’analyser la surface à petite échelle, en relation avec les observations in situ effectuées en différents lieux d’Afrique de l’ouest. Les mesures spatiales devraient ainsi apporter des informations précieuses pour étudier les processus hydrologiques et la biosphère continentale en relation avec les phénomènes atmosphériques, ainsi qu’en interactions avec les interventions humaines (évolution de pratiques agricoles, par exemple), la surface océanique, les transferts d’énergie entre surface et atmosphère, les processus et l’évolution des caractéristiques atmosphériques physiques et chimiques.
Plus précisément, les données satellitales apparaissent nécessaires car:
- elles représentent le seul moyen d’accéder à l’évolution du continent ouest africain à des échelles de temps comprises entre 21 jour et 20 ans  ;
- elles sont complémentaires des mesures de terrain pour " spatialiser " ces mesures à des échelles plus grandes  ;
- elles permettront de valider et améliorer les modèles atmosphériques et de surface / sub-surface (continent, océan)  ;
- elles contribueront à la réalisation des SOP (aide à la prévision immédiate).
Par ailleurs, AMMA constitue un cadre optimal pour améliorer les méthodes d’analyse et d’inversion des mesures spatiales  :
- validation / amélioration des algorithmes Calipso/Cloudsat, Envisat  ; préparation des missions GPM et Megha/Tropiques  ;
- élaboration et validation de traitements multicapteurs adaptés aux régions tropicales  ;
- développement de nouveaux outils ou méthodes d’analyse et d’exploitation de données en interaction avec les mesures in situ et surtout les modèles.

Stratégie

Le groupe satellites est constitué d’un ensemble de chercheurs intéressé par ces données pour des raisons diverses (participants à la réunion de janvier 2002), et d’un " noyau " plus actif pour organiser les activités du groupe, autour de la constitution d’une base de données, et de travaux méthodologiques. L’ensemble des participants devrait être réuni une fois par an pour présentation des résultats et des actions engagées et en projet. Le noyau se réunit et interagit plus souvent de façon à faire avancer les travaux, en interaction avec les autres GT AMMA, et avec le personnel chargé de la construction de la base de données.

Contact

Michel DESBOIS
Laboratoire de Météorologie Dynamique
Ecole Polytechnique
91128, Palaiseau Cedex (FRANCE)