image2.gif (6069 octets)Université Abdou Moumouni de Niamey

                         RESADEP

                                  Réseau Sahélien de Recherche
                                    et de Publication

                                                                       B.P 11040 Niamey (Niger)
                                                                  Tel : (227) 733690 (bur) 74 11 00 (dom)
                                                                 Fax : ( 227 ) 73 39 43 / 73 38 62
                                                                 E - Mail : resadep@ilimi .uam.ne

Actualités Biblio.them Partenaires Présentations Programmes.rech Repertoires

 

« La pomme de terre (Solanum tuberosunm L.) au Niger »

                                                              Par

SIDIKOU Ramatou Djermakoye Seyni Soutenue le 17- 01- 2002

à l’université Abdou Moumouni de Niamey, 368 Pages

 

Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur D’état en Science

 

L’une des applications des biotechnologies végétales au niveau de la culture de pomme de terre (Solanum luberosum L.) est l’utilisation de la micropropagation pour la production de plants sains et en quantités suffisantes sans contrainte de saison. C’est à dire la production de minitubercules, tubercules de première génération en serre, issus de plants cultivés in vitro, donc indemnes de toute maladie. Douze variétés ont été testées en culture irriguée dans le but de comparer le comportement au champ de ces tubercules. A l’exception de 2 variétés, le pourcentage de levée atteint son maximum (98 à 100%) entre 3 et 4 semaines après plantation. La croissance végétative a été bonne. Les coefficients de multiplication donnent des valeurs atteignant 6.59 à 5.26 chez la moitié des variétés. Les rendements, ramenés en tonnes par hectare, vont de 0.8 t/ha à 12.2 t/ha. Sur l’ensemble de cette expérimentation, on peut dire que les minitubercules (premiers tubercules in vivo issus de culture in vitro) ont bien supporté les conditions climatiques sahéliennes comme le montrent les données agronomiques issus de la végétation et du rendement.

A la suite de ces essais agronomiques préliminaires, des recherches sur la mise en œuvre et la gestion de la microtubérisation ont été réalisées à partir de 10 variétés tétraploïdes choisies pour leur meilleure adéquation aux conditions de culture au Sahel. Les études comparatives ont été menées à l’obscurité et à 20’C, sur 2 gammes de milieux de tubérisation, avec saccharose (20 à 120 g.1‑1), en présence de BAP (5 mg..1‑1). Kennebec, Désirée, Sahel présentent A meilleures aptitudes à la microtubérisation. Les variétés testées peuvent tubériser même avec une faible dose de saccharose et dès la 1" semaine. Les meilleurs rendements s’observent avec plus de 80 g de saccharose par litre de milieu. Le rendement en masse des microtubercules est proportionnel à leur maturité et au pourcentage de saccharose dans le milieu. L’addition en saccharose et BAP favorise l’induction de la tubérisation Il n’y a pas de phénomène de dormance des microtubercules. Les analyses biochimiques conduites montrent que les teneurs en protéines solubles totales, saccharose et amidon sont proportionnelles à la quantité de saccharose et de BAP dans le milieu. Sur le plan biochimique, les génotypes Atlas et Sahel s’avèrent être les plus performants

L’apport des biotechnologies végétales par l’utilisation de microtubercules et de minitubercules pour la production locale et la disponibilité de plants sains est réalisable au Sahel et serait d’un grand intérêt car elle présente plusieurs avantages économiques importants.

L’étude sur la résistance au stress hydrique a pour objectif d’identifier en conditions artificielles, en serre, les génotypes de pomme de terre les mieux adaptés à l’environnement climatique sahélien caractérisé par un déficit hydrique. En comparaison intervariétale, le nombre moyen de tubercules par pied est plus élevé chez Désirée (5.6 tub/pied) et Sahel (5.4 tub/pied) en conditions de stress et la masse moyenne de tubercules par pied plus importante chez Sahel (124.2 g.tub/piçd), Claustar (110.2) et Aïda (104.4). En comparaison intravariétale, Claustar, Sahel, Atlas sont les plus résistantes au stress hydrique, leurs rendements ne baissant que, respectivement, à 80%, 68% et 62%. Les meilleurs rapports végétation/rendement sont observés chez Claustar et Sahel dans les conditions de stress hydrique. Les estimations des moyennes de rendements obtenus en conditions de stress semblent converger vers les taux d’indice de sensibilité à la sécheresse calculés selon la formule d’Acevedo (1991

Le flétrissement bactérien dû à la bactérie Ralstonia solanacearum est l’une des plus graves maladies de la pomme de terre intervenant dans de nombreux pays, en particulier tropicaux. La principale vole pour limiter l’incidence de cette maladie est la création de variétés tolérantes ou résistantes. L’hybridation somatique entre une variété diploïde sensible (BF15.2X) et des espèces sauvages (Solanum sienolomum, Solanum phureja) apparentées résistantes à la bactérie a été menée dans l’optique d’un transfert de la résistance. Des tests de résistance à une souche africaine de R. solanacearuni, appartenant au biovar 3 et à la division 1, ont été conduits en conditions in vitro. Ils ont porté sur quatre variétés de pomme de terre déjà cultivées (Sahel, Aïda, Désirée et Pamina) six nouveaux clones sélectionnés par l’INRA de Ploudaniel (W1 W2, W3, W4, W5, W8), mais non encore diffusés commercialement, six hybrides somatiques [BS33 3 BS37, BS44 (issus de la fusion BF 1 5.2X + S sienolomum) et BP3, BP4, BP 15 (issus de la fusion BF15.2X + S. phureja)], leurs trois parents et le témoin sensible 131715.4X. D’après l’évolution de l’indice de Maladie (IMr calculée selon la formule de Winstead et Kelman (1952), les variétés Désirée et Sahel seraient classées résistantes à la souche de R. solanacearuni testée,  alors que Aïda serait tolérante et Panine sensible. Pour les nouveaux génotypes de l’INRA, les taux d’IMr indiquent que W2 serait résistant, W4, W5, W8 seraient tolérants alors que W1 et W3 seraient sensibles. Les hybrides BS33, BS37, BS44 et BP15 seraient résistants, tandis que les hybrides BP3, BP4, BPI 5 issus de S. phureja seraient tolérants. Ces résultats sont confirmés au niveau des parents où il a été trouvé que vis à vis de cette souche sahélienne de R. solanacearum, le parent sauvage S. slenoioniutii (SST) est plus résistant que le parent sauvage S. phureja (P5) qui lui n’est que tolérant. Le témoin BF15.4X étant bien entendu toujours sensible à R. solanacearum.

L’utilisation des biotechnologies pour l’adaptation de la culture de pomme de terre au Sahel permettrait de surmonter quelques-unes unes des difficultés des techniques conventionnelles de sélection des variétés et de production de plants, parallèlement à la lutte contre les phytopathologies.

Commencées au terrain avec les essais agronomiques, les études qui viennent d’être menées doivent trouver une évaluation et une confirmation au champ‑ Le principe d’un travail de recherche finalisée étant de partir du terrain pour revenir au terrain via le laboratoire, afin de vérifier, puis valoriser les acquis expérimentaux, dans une optique de diversification des produits et de développement durable.

 

Mots clés: Pomme de terre, Solanum luberosum L., S. stenotomum X phureja, biotechnologies, culture in vitro, inicropropagation, rnicrotubérisation, microtubercules. rninitubercules, Sahel, saccharose., BAP (6 Benzylaminopurine), protéines solubles, amidon, stress hydrique, sécheresse, Ralsfonia solanacearuin, flétrissement bactérien, hybridation somatique,  protoplastes

 

Contribution à la lutte contre les insectes ravageurs des stocks alimentaires par l’utilisation des produits d’origine   végétale

Par

                            Toufique Bello Mariama soutenue le 18 octobre 2001                                                                  à l’Université Abdou Moumouni de Niamey

 

Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur  troisième cycle

Spécialité: Sciences biologiques  (Option Entomologie appliquée)

 

Au Niger les denrées stocké notamment, le niébé Vigna unguiculata, le riz oryza  sativa etle mais Zea mays font l’objet d’attaques de déprédateurs dont la majorité est constituée de Coléoptères. Ce sont Callésobruchus maculatus et Bruchiduis atrolineatus deux bruches du niébé, Tribolium castaneurn, Trogodenna granarium et Sitophilus zeamais déprédateurs du riz et du mais.

Des essais de contrôle des populations des bruches du niébé par l’utilisation des feuilles de Boscia senegalensis, une Capparidaceae appartenant à la flore locale ont montré une variation de l’action insecticide de cette plante en fonction de la nature du produit (feuilles vertes fraîches et poudre de feuilles séchées) mais aussi de l’espèce de bruche considérée. En effet, les feuilles fraîches ont réduit de façon très significative les populations des deux espèces de bruches notamment chez les insectes moins âgés (âge :5 2‑3 jours). Cependant B. atrolineatus a été plus sensible que C maculatus Les feuilles fraîches ont également eu un effet ovicide avant l’éclosion de la larve de premier stade, et surtout avant sa pénétration à l’intérieur de la graine, c’est‑à‑dire du 1‑ au 4ème  jour après la ponte.

Par ailleurs, quand les feuilles sont séchées, leur réactivité sur les insectes diminue fortement car le traitement par la poudre ne donne pas des résultats très nets comme ceux obtenus avec les feuilles fraîches.

L’analyse de l’influence de la période de récolte et de l’âge des feuilles de Boscia senegalensis sur la dynamique des populations de C. maculatus a été faite. Il ressort que l’efficacité des feuilles fraîches varie eh fonction de leur âge, mais aussi de la période de récolte de ces feuilles. On constate, en effet, que les feuilles de stade I qu’on ne trouve qu’en, novembre, décembre et janvier, provoquent une action létale et larvicide moindre par rapport aux feuilles plus âgées. L’activité de ces jeunes feuilles sur la durée de vie des femelles des bruches est également faible par rapport à celle des autres catégories de feuilles.

Il est à noter également que la période de récolte d’une même catégorie de feuilles a une influence sur les bruches. En effet, on a remarqué que si la récolte a eu lieu entre novembre et mai, l’efficacité des feuilles est totale; alors que si la cueillette des feuilles intervient entre juin et octobre, on observe une baisse de l’activité des feuilles.

Par ailleurs, des essais d’utilisation des huiles essentielles d’Ocimunz basilicum d’O. gratissimum (lamiaeae) et de Cymbopogon giganteus (Poaceae) pour lutter contre cinq déprédateurs des stocks à savoir C. maculatus, B. astrolineatus T castaneum T. granculum et S. zeamais ont été réalisés. Les trois huiles essentielles testées ont contrôlé le développement des différents stades des déprédateurs étudiés à différentes concentrations.

Il ressort des résultats obtenus que les trois huiles sont efficaces à faible concentration sur les bruches. Cependant ces huiles ont une activité concentration dépendante sur T granayium et T castaneum Sur ces espèces, les faibles concentrations d’huiles éliminent moins de 70% des adultes traités pendant les premiers jours, alors que les insectes ne survivent pas aux concentrations très élevées.

Aussi, l’efficacité d’une huile essentielle varie en fonction de l’espèce d’insectes étudiée. C’est le cas par exemple de l’huile essentielle d’O. basilicum qui a une activité létale nette sur C. maculatus et B. atrolineatus, mais faible sur T. granarium

 

Mots clés: Denrées stockées, Boscia senegalensis, Callosobruchus macuIatus, Brueliidius atrolineatus, Tribolium castaneurn, Trogoderma granarium Sitophilus zeamais, huiles essentielles.

 

 

« Caractéristique biologiques et écologiques d’une population de Gerbullus  Nigériae (Rodentra , Gerbillus) dans la ferme de kolo (Niger) »

    Par

         Adamou Nomao  soutenue le 22 juin 2001

        à l’Université Abdou Moumouni de Niamey (216 pages)

                              

Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur de troisième cycle

 Spécialiste : Ecologie animale

Ce travail concerne l’étude écologique et biologique d’une espèce de rongeurs Gerbillinae (Gerbillus nigeriace) nuisible aux cultures céréalières pluviales du Niger. C’est une espèce caractérisée par un fort polymorphisme chromosomique dont le nombre varie entre 60 et 74, une distribution soudano‑sahélienne et présentant une répartition spatiale bien structurée. Le suivi en élevage de couples reproducteurs nous a permis de déterminer les données biologiques de base (taille des portées, durée de la gestation, sex-ratio, etc.) nécessaire à la compréhension de la dynamique de population et d’établir des abaques permettant de déterminer l’âge des spécimens capturés dans la nature.

Le suivi de la dynamique d’une population de cette gerbille dans la ferme de Kolo, de forme à haut nombre de chromosome (70‑74) a été fait à l’aide d’une grille de piégeage rectangulaire selon la méthode de Capture‑ Marquage‑ Relâcher Recapture (C.M.R.R.). Les piégeages réalisés selon une fréquence mensuelle se sont déroulés entre juin 1997 et mai 2000 afin d’étudier l’organisation de la reproduction dans la nature, les fluctuations d’abondance, les déplacements, etc. Concernant la dynamique de l’abondance de cette population de Gerbillus nigeriace, on a constaté la présence de périodes où l’abondance passe par un niveau minimum en fin de saison des pluies (septembre/octobre) et où l’abondance passe par un maximum qui se place dans la première moitié de la saison sèche.

L’activité reproductrice de Gerbillus nigeriace, caractérisée par le développement en taille des organes génitaux mâles (testicules et vésicules séminales) et par la présence de femelles gestantes, présente également des variations d’intensité selon des périodes de l’année. Chez les mâles, l’activité sexuelle s’installe en juin et se poursuit jusqu’en décembre, soit durant la saison des pluies et la première partie de la saison sèche, chez les femelles, l’activité reproductrice s’installe à partir d’août et se poursuit au moins jusqu’en décembre, soit de la fin de la saison des pluies au milieu de la saison sèche. La saison de reproduction peut, aussi bien chez les mâles que chez les femelles, se prolonger largement durant la saison sèche comme cela a été le cas en 1998‑1999 et en 19992000.

Comme l’abondance et les activités reproductrices, la mobilité de Gerbillus nigeriace présente des variations saisonnières. C’est une espèce de rongeurs caractérisés par des petits déplacements qui lui confèrent une sédentarité remarquable.

 

Mots‑clés : Gerbillus nigeriae, Sahel, Niger, chromosome, abondance, reproduction, mobilité.

 

 

« L’expérience esthétique »

 

                                                                   Par

                 M. Mounkaila ABDO LAOUALI SERKI soutenue le jeudi 31 août 2000

                                       à l’Université Cheikh Anta Diop

 

Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur de troisième cycle

 

(Spécialité : Esthétique et philosophie de l’art

 

L’approche philosophique de l’expérience esthétique nous semble tout logiquement devoir débuter par un recensement plus ou moins systématique et une étude minutieuse des nombreuses catégories d’objets qui peuvent la susciter. Ces objets foisonnent non seulement dans le domaine de l’art et des activités connexes, mais aussi ils sont tout à fait perceptibles dans des formes naturelles.

En effet, si la création artistique débouche sur des oeuvres exemplaires, il demeure que d’autres artifices humains provoquent, dans une tout autre mesure certes, l’expérience du beau. Il en est également ainsi de la nature qui, plus que l’art lui‑même, a cette autre caractéristique de donner lieu au sentiment du sublime.

La contemplation esthétique consiste ensuite dans le jeu harmonieux de l’imagination et de l’entendement, facultés par ailleurs requises dans le processus de la connaissance. Mais si l’entendement a le primat dans ce dernier cas, c’est manifestement l’imagination qui joue le premier rôle en matière de perception des objets beaux. De là découle essentiellement le caractère désintéressé du sentiment esthétique.

Pour déterminer le statut épistémologique et la dignité ontologique ‑ de l’expérience esthétique, il s’agit de mettre en évidence la spécificité de la rationalité en oeuvre dans la sphère du beau. Il appert que loin d’être absolument relatif, le jugement esthétique est surtout un jugement de sentiment, voire un sentiment de jugement plutôt qu’un jugement d’objet. A ce titre, toute tentative visant à assujettir la beauté ou à l’apprécier en fonction de normes extérieures comme c’est le cas dans l’art moderne et postmoderne ‑ ne peut que lui être fatale. Sans se confondre avec la rationalité scientifique et technique par exemple, celle esthétique n’est pas moins rationnelle, bien que d’une autre nature.

 

 

 

« La Problématique du Fondement de l’Autorité Politique dans la Théorie de la Souveraineté de l’État à la Renaissance (Machiavel et Bodin) »

 

                                                                     Par

                                  ASSANE MAYAKI YOUSSOUF  soutenue le 14 juin 2000

                                         à l’Université Paris 1 ‑Panthéon Sorbonne.

                                       (Mention Très Honorable avec félicitations du Jury).

 

Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 

(Spécialité : Philosophie)

 

La thèse remonte aux sources philosophico ‑ politiques de l’émergence conceptuelle de l’État et de la structuration théorique de son corollaire intrinsèque, la souveraineté politique. Ainsi, l’analyse thématique déployée allie les dimensions historiques, philosophique, juridique et politique d’un contexte spatio-temporel (l’Occident de la Renaissance) qui a inauguré la révolution théorique moderne du champ de la conception politique.

Dans le cadre de notre étude doctorale, nous avons limité notre travail à l’analyse historique conceptuelle de la notion centrale d’autorité politique suprême dans la théorie de la souveraineté de l’État, à travers l’examen spécifique dont elle a fait l’objet chez les deux grands penseurs de la philosophie politique de la Renaissance qui sont notamment Machiavel et Bodin. Dans cette perspective d’étude, après avoir essayé de cerner le substrat réel des deux pensées politiques relatives à la logique de structuration de l’ordre politique dans la théorie de construction de la souveraineté d’État, nous avons, d’une part, situé les éventuels lieux théoriques de rencontre où se côtoie, se construit et s’affine la notion de souveraineté et d’autre part, tenté de mettre en évidence les éventuels points saillant de similitudes, divergences ou différenciations susceptibles d’exister dans les pensées politiques de ces deux illustres philosophes politiques, initiateurs de la rationalité de la pensée philosophico ‑ politique moderne. Enfin,  nous avons été intéressés à examiner la portée réelle de la pertinence philosophique et historique de l’élaboration théorique de la notion de souveraineté d’État et son impact dans le vaste champ sémantique de la pensée philosophique relative à l’ère de l’émergence du concept.

L’objet d’étude de cette thèse d’étude s’avère particulièrement intéressant par rapport aux questions nouvelles et cruciales qui se posent aux jeunes Etats Nations en formation, dans le contexte de consolidation des nouvelles démocraties. Aussi, cette étude peut présenter aujourd’hui un intérêt historique particulier pour tenter d’envisager les modes de constitution et de fonctionnement de nos Etats ‑ Nations en mutation.